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Les 9 bases de l'ennéagramme

2 Mar 2018

Plutôt que 'types', il est préférables d'appeler les différentes personnalités des 'Bases', car ce sont bien des bases de départ. Nous avons chacun(e) opté dans l'enfance pour l'une ou l'autre qui nous a bien servi, et nous allons à l'âge adulte élargir notre vision du monde et nos réactions en expérimentant d'autres Bases.

Mieux vaut ne pas qualifier les Bases comme la plupart des auteurs le font parce qu'un seul mot est trop réducteur et stigmatise un défaut ou met en valeur une qualité, alors que chaque personnalité est bien plus complexe. Vous trouverez ci-dessous les descriptions des 9 Bases de l'ennéagramme.

 

 

Base 1 : entre maîtriser et lâcher prise

Quand la situation est nouvelle pour moi, c'est dur de se lâcher. Je ne me lâche pas tant que je me dis que de toutes façons ce ne sera pas parfait. J'ai peur de ne pas bien faire les choses.

La Base 1 a tendance à placer très haut la barre de ses exigences, aussi bien pour elle-même que pour les autres. Et ce n’est pas parce que c’est difficile qu’elle va l’abaisser, que du contraire. Elle développe souvent un souci permanent d'amélioration dans les domaines par rapport auxquels elle choisit de s’investir. S’il lui arrive de se mesurer avec les autres, elle se mesure d’abord avec elle-même.

Je veux encore voir mon jeu progresser. Même quand on gagne, il faut se demander ce qu’on peut améliorer et travailler. Justine Hénin

Il s’agissait moins de battre les autres que de gagner cette compétition avec moi-même. Je n’avais plus qu’une idée en tête : faire un peu mieux qu’avant, un peu mieux que l’année ou les mois précédents, ou même que la veille. Lance Armstrong

Par rapport à son souci de mener les choses à bien et au mieux, la Base 1 est sans cesse obligée d’arbitrer intérieurement entre exiger des résultats impeccables et tolérer quelques « imperfections » tant pour elle que pour les autres.

J'ai du mal de lâcher quelque chose pour prendre du bon temps si ce quelque chose n'est pas terminé, n'est pas fait comme il devrait être fait.

J'apprends à accepter que certains collaborateurs ne fassent pas les choses avec exactement la même précision que moi.

La tension entre « garder le contrôle » et « lâcher prise » alimente son dialogue interne. Son juge et son critique internes traquent le moindre relâchement.

Je suis efficace, précis et fiable. Une des choses qu'on reconnaît en moi, c'est que ça roule. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui s'est posé des questions sur la qualité de mon travail. Alors que moi, je fais mon audit personnel tout le temps. Je vois les failles du système et mes limites. Je suis plus critique que mes patrons. Si on me donnait une médaille d'or je la refuserais.

J'ai du mal à m'arrêter. Le soir, je dois me fixer un moment où je me dis : « maintenant tu vas te coucher». Je serais prête à continuer à lire, à chercher des infos sur internet, à peindre, à tapisser... Quand je dois partir de chez moi le matin, je me dis que je ferais bien la vaisselle, que je nettoierais bien la chambre avant de partir,… Je dois me mettre des limites. C’est très difficile.

Mais quand elle se trouve dans un cadre suffisamment sécurisant, la Base 1 aspire à connecter cet état de détente si précieux qui l’assouplit et la régénère en laissant provisoirement au vestiaire l’autocritique et la guerre contre tant d’imperfections…

Quand je goûte à la sérénité, je suis dans un état d'acceptation de ce qui est. Je ne cherche rien à redire ou à améliorer, je sens que tout est dénoué à l'intérieur de moi. En même temps, je ressens un grand bien être et une douce énergie.

 

Base 2 : entre donner et recevoir

Il m'a été longtemps très difficile de revendiquer quelque chose pour moi. Je me dis maintenant que c'est allé trop loin. Je dis plus vite les choses. J'apprends à dire ce que je veux, à dire : « moi je préfère ceci ».

Le premier mouvement de la personne en Base 2 est d’en faire énormément pour les autres. Elle rend facilement service et cherche à être disponible et utile aux autres. Elle est donc souvent perçue comme généreuse, active et très relationnelle.

Nous ne devons perdre aucune des occasions qui se présentent à nous de faire le bien. Nous devons nous sentir pressés d’essayer de nous mettre au service de nos frères. Mère Teresa

J’aime donner des conseils, encourager, aider et coacher les autres pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes.

La Base 2 a une grande faculté pour s’adapter à autrui et se modeler sur lui afin de deviner ses attentes et répondre à ses besoins réels ou supposés.

Je m’adapte complètement à l’autre. Avec telle personne, je me comporte d’une certaine manière. Avec une autre, je peux être très différent. Je peux être plus gentil ou plus affirmé. Je peux comprendre une personne même si je ne suis pas d’accord avec elle. Pour séduire, je ne vais pas la contrarier. J’ai un énorme besoin de reconnaissance.

Le mouvement inconscient de la Base 2 est de donner pour recevoir. C’est ainsi qu’à un moment donné dans sa vie, elle peut avoir cette impression de donner plus qu’elle ne reçoit en retour ce qui provoque sa colère consciente ou inconsciente.

Je peux ressentir de la colère contre moi de ne pas pouvoir dire ce que je veux ou alors avoir de la colère contre l’autre parce qu’on aurait voulu que l’autre devine vos besoins. C’est une vraie colère quand l’autre ne vous remarque pas.

Le chemin d’évolution de la Base 2 passe souvent par un tiraillement entre la partie d’elle qui cherche à tout prix à faire plaisir à l’autre en vue d’en recevoir de la reconnaissance et cette autre partie d’elle-même qui aspire à vivre plus librement et à prendre soin d’elle sans devoir à tout prix obtenir un retour pour les multiples services rendus. Quand elle laisse de la place à cette partie, elle est davantage prête à dire non et à tenir compte de ses besoins. Elle peut alors apprendre à demander ce qui est bon pour p elle et ne plus attendre de l’autre qu’il devine et réponde à ses besoins non exprimés.

Mon mari ne me payait jamais de parfum. Maintenant, j’achète le parfum, je lui donne et je lui dis : « tu peux me payer cela pour Noël ». Et il me le paie …

J'apprends à dire non et stop. J’évite les pompeurs d’énergie. J’ai arrêté de couper les melons, les tartes et les gâteaux…J’apprends à faire des choses bonnes pour moi et pas seulement pour les autres.

 

Base 3 : entre être et paraître

Qu’allaient bien pouvoir penser « les autres » ? En fait, on ne doit jamais faire un choix en fonction de ce que les gens vont penser, mais en fonction de son contenu. Philippe Bourguignon

La personne en Base 3 cherche avant tout à réussir et à obtenir des résultats visibles. L’important pour elle est que les résultats de son travail plaisent et paraissent bien. Elle cherche à être reconnue à travers ce qu’elle fait et produit.

Je m’identifie à mes actions. Réaliser quelque chose c’est très valorisant. Je suis fier de la constitution de mon réseau de ventes qui fonctionne bien, qui répond aux attentes et qui donne du travail à des gens.

L’important ce n’est pas que le résultat soit super bien ficelé : c’est qu’il soit apprécié. Je dois paraître compétente, je ne dois pas l’être.

Les apparences sont très importantes pour la Base 3 en vue d’atteindre ses objectifs et d’obtenir des résultats significatifs. Elle a développé la capacité à moduler celles-ci en fonction ce que l’autre attend. Elle s’identifie aisément au rôle attendu et peut en sortir aussi vite pour « s’habiller » autrement. Pour réussir, elle est prête à épater son public et à en mettre « plein la vue ».

Je m'adapte à ceux qui sont en face. J'observe, je me fais une idée en posant quelques questions, j'ai des points de repères puis je mime.

Lorsqu’on veut séduire, on ne cherche à montrer que le meilleur de soi.

Et c’est là qu’il y a maldonne. C’est là où il y a « échec à la base ». Lara Fabian

J’ai eu 5 chefs différents et chaque fois je m’adapte. Je me fonds et je me suis parfois renié. C’est cela que je dois apprendre : à cesser de plaire.

Au cours de son évolution, la question de l’identité peut rejaillir avec force chez la Base 3 : « Qui suis-je réellement ? », « Qu’y a-t-il derrière le masque ? », …

Bref, on va conditionner l’autre à une facette de nous qui, avec le temps, s’étiole puisqu’on y apporte plein d’autres choses. Et parfois, c’est l’inverse de ce que l’on voulait montrer ! Lara Fabian

J’ai toujours un doute sur ma nature réelle. Ma vie c'est comme un roman. Je ne sais pas qui je suis. Même si les apparences sont là.

Je suis un paradoxe vivant : profondément religieux mais pas aussi convaincu de mes croyances que je devrais l’être ; recherchant les responsabilités tout en m’y dérobant ; aimant la vérité mais cédant souvent au mensonge. Je déteste l’égoïsme mais je le vois dans la glace chaque matin. Bill Clinton

L’aspiration à une plus grande authenticité peut donc amener la Base 3 à se reconnecter à son être authentique.

J’essaie d’être moi, comme je le sens. Jusqu’à présent, je ne me suis pas posé beaucoup de questions. J’approche de la quarantaine. Je souhaite essayer de donner un sens autre à ma vie. Je me pose des questions sur ce que je souhaite réellement dans mon fort intérieur. Pour cela je dois savoir ce qu’il y a à l’intérieur. L’authenticité c’est important.

 

Base 4 : entre manque et plénitude

J’aspire à la plénitude… Je ressens le manque de ce que les autres possèdent ou qu’ils pourraient posséder.

La personne en Base 4 peut être vue comme passionnée, sensible et profondément émotionnelle. Elle a tendance à rêver à ce qui est hors de portée. Car ce qui est trop facilement accessible ne l’intéresse pas ou la déçoit très vite.

J’aime mettre du piment et de l’intense dans ma vie. Je déteste la médiocrité, le train-train ou la routine. Je me fais des films qui alimentent mes états d’âme. Le monde tel que je le vis l’emporte sur le monde tel qu’il est.

Il n'y a rien de plus triste et de plus désespérant que l'univers dans lequel on vit aujourd'hui. On manque de visionnaires. Visionnaire, ça veut dire espoir. On me dit que c'est de l'utopie, mais je n'en ai rien à foutre. C'est l'utopie qu'il va falloir gérer, il faut qu'elle devienne quotidienne. Robert Hossein

J'avais trop de rêves - je parle pas de ma carrière de chanteur. J'ai beaucoup de rêves. J'aurais bien aimé être Christophe Colomb. J'aurais bien aimé écrire comme Mauriac, des tas de choses. Ce qui compte, c'est aller au bout de ses rêves. Aller dans cette direction-là, c'est la seule importante dans la vie. Jacques Brel

Comme la Base 4 recherche intensément l’harmonie et la plénitude, elle est souvent traversée par un sentiment de manque.

J’ai souvent l’impression que c’était mieux avant et que ce sera peut-être mieux après.

Je vois plutôt le manque. C’est un sentiment qu’il y a quelque chose qui ne va pas, que cela ne se passe pas comme je l’avais rêvé. J’ai l’impression que c’est toujours plus beau, plus esthétique chez les autres, je ne suis jamais satisfaite de ce que je fais et de ce que j’ai.

Je suis nostalgique, c'est comme une maladie. J'ai toujours l'impression que c'était mieux avant. J'ai peur de vieillir. Le temps me manque, j'ai parfois envie de calme et de tranquillité, mais ça bouge constamment. Alain Souchon

Entre Rêve et Réalité, entre Raison et Passion, entre Recherche d’Absolu et acceptation du Manque, entre Présence et Absence, la Base 4 peut vivre des tiraillements intenses.

Dans mes relations amoureuses, je refuse la réalité. Je me dis: il va revenir. Je repars dans mes rêves et dans mon idéal.

Une absence est tout de même une chose plus forte qu’une présence constante. Il y a des gens que j’adore mais si je les vois tout le temps, je n’ai plus envie de les voir. Barbara

Le travail de développement de la Base 4 passe souvent par l’apprentissage du repérage de ce qui est positif en lui et autour de lui.

J’ai surtout travaillé sur le manque, à ne plus voir ce que je n’ai pas, mais aussi à me réjouir de ce que j’ai à tous niveaux.

 

Type 5 : entre intérieur et extérieur

Ca paraît étrange qu’un garçon aussi timide que moi fasse un métier aussi public, ça paraît étrange qu’un garçon aussi pudique raconte dans des livres tant de choses. Patrick Poivre d’Arvor

Le mouvement premier de la personne en Base 5 est de chercher à préserver son intimité. La solitude et l’introversion ne lui pèsent pas. Elle a besoin d’un lieu source où elle peut recharger ses batteries et penser en toute quiétude. Dans son jardin secret, elle peut cultiver son monde intérieur. Et il y a tant de choses qui méritent réflexion.

Je suis une mère assez distante. J’ai eu beaucoup de mal avec mes enfants quand ils étaient petits parce qu’ils avaient besoin de beaucoup de contacts et de beaucoup de présence. Moi j’avais besoin d’espace, qu’on me laisse une bulle d’air.

Des vacances de rêve pour moi, ce seraient des vacances en montagne dans une bergerie rudimentaire. Le temps passerait à se balader en montagne et à rester dans le chalet au calme.

J’aime la paix, le silence de la nuit et cette page blanche où, je peux façonner un autre monde. L’écriture devient alors, effectivement, une forme de réparation. Une manière aussi de soigner un peu sa propre existence, à condition d’être authentique. Patrick Poivre d’Arvor

Dans ses relations comme dans la vie, la Base 5 déteste les intrusions et la promiscuité forcée. Elle cherche à préserver son indépendance et à ne pas dilapider son énergie dans ce qu’elle perçoit comme des futilités : des discussions superficielles, des besoins inutiles,… Au fond, elle cherche à se protéger de toute forme d’envahissement.

Une des choses qui m’énerve la plus, ce sont les personnes qui ont l’air d’être à l’aise sur tous les sujets mais qui en fait n’en connaissent pas plus que moi. Ces personnes prennent beaucoup de place et font beaucoup de bruit, mais ce n’est que la couche superficielle. On a envie de creuser en dessous.

La Base 5 peut donc être prise en tension entre son désir de contacts en profondeur et le besoin de préserver son intimité, entre « rester en retrait » et « prendre les devants ».

Quand je rentre dans une pièce, la première chose que je vais faire c’est de balayer la salle du regard pour vérifier si il y a quelqu’un que je connais et avec qui je peux rentrer en contact assez facilement ; si je m’aperçois que cette personne est déjà en discussion, je vais avoir un peu de mal. Sinon, je vais rester en retrait, observer les gens qui entrent, les gens qui sortent, ce qui se passe et attendre que quelqu’un vienne vers moi.

Si elle se sent en sécurité et si son indépendance est préservée, elle peut choisir de s’investir de manière plus affirmée dans le monde extérieur.

J’ai appris à être plus dans le présent avec les autres, à occuper ma place, à être présent de manière plus affirmée. Cela m’a pris des années pour arriver à cela. Je participe à davantage de groupes et j’en retire du plaisir.

 

Base 6 : entre confiance et méfiance

Pour moi, ce qui est important dans la relation, c'est l'honnêteté et la confiance. Je distingue les amis, les camarades, les copains et les connaissances. Tout dépend du niveau de confiance. Je mesure la confiance.

La tension Confiance / Méfiance est centrale pour la personne en Base 6. Le doute et le questionnement sont chez elle comme une seconde nature. Elle anticipe donc en permanence ce qui va se passer pour s’y préparer au mieux.

J’ai besoin d’être rassuré. Je suis d’une vigilance extrême, j’ai comme un sixième sens pour prévoir ce qui va se passer.

J’observe s’il n’y a pas des gens dont il faut se méfier. Des gens qui pourraient être des faux, des menteurs, des manipulateurs.

Le mouvement instantané de la Base 6 est de se mettre en position de retrait et de recul pour sonder les véritables intentions d’autrui. N’est-ce pas dangereux de faire confiance à l’autre ? Est-il digne de confiance ? N’est-ce pas simplement un beau parleur ? Elle a donc un grand besoin de clarté et de sécurité.

Ce que j’attends d’un metteur en scène ? Qu’il me rassure, me regarde, m’écoute, me pousse. J’aime que ce soit clair et net, qu’on me dise les choses. Sinon, on perd du temps pour aboutir au même résultat. Vanessa Paradis

Quand je réfléchis trop, je peux commencer à avoir peur. Tout dans ma vie tourne autour de la question de la confiance. Confiance par rapport à l'extérieur et confiance par rapport à moi-même. Quand la confiance est là, j'accepte davantage les choses comme elles sont.

Quand elle se sent en sécurité dans un cadre clair et structuré, la Base 6 est alors prête à accorder sa confiance et à arrêter la projection de son film catastrophe.

Je suis très méfiante. C’est pas une méfiance qui m’empêche de faire des choses, d’aller vers les gens. Sophie Marceau

Quand je fais confiance à quelqu'un, je ne me fais plus de film. Je suis prêt à aller jusqu’au bout du monde avec lui.

La notion de confiance a tendance à fonctionner pour la Base 6 sur le mode du tout ou rien. Tolérer une certaine ambivalence est difficile.

J’ai dû apprendre à me dire que la confiance n’est jamais totale. Qu’il est possible de faire confiance à quelqu’un pour certaines choses et pas pour d’autres. Ca paraît simple à faire et pourtant pour moi c’est très compliqué.

C’est que, pour la Base 6, la fiabilité, la vérité et la loyauté sont des valeurs sacrées et incontournables.

C’est tellement séduisant et doux de céder à la vanité. Etre célèbre, c’est être immédiatement reconnu partout où vous allez. C’est une chance, je ne vais pas m’en plaindre. Mais c’est aussi un risque. Très vite, il faut avoir le réflexe de se dire en soi-même : « Attention. Les gens te reconnaissent mais toi, tu sais très bien que tu n’es pas une vedette. » L’important, l’essentiel, ce n’est pas d’essayer de ressembler à l’affiche mais de tenter de ressembler à qui on est vraiment. Michel Boujenah

 

Base 7 : entre plaisir et souffrance

 

Je ne veux pas m’ennuyer et je refuse les situations où cela pourrait m’arriver. Je ne supporterais pas de m’ennuyer pendant le travail. Ce que je ne supporte pas, c’est de s’ennuyer quelque part ou dans quelque chose où l’on pourrait se distraire.

La personne en Base 7 cherche irrésistiblement à « prendre son pied ». Elle cherche avant tout le plaisir et aime garder un maximum de portes ouvertes. Elle valorise l’enthousiasme, la nouveauté, les projets excitants et la liberté.

J'ai toujours eu plusieurs fonctions. Dès que j'ai réalisé quelque chose, j'ai envie de passer à autre chose.

Je cherche à prendre du plaisir partout, à vivre la liberté dans l'espace et dans l'action. Ce qui me branche, c’est l’intensité de ce que je vis. A chaque moment de la vie, le plaisir est important pour moi. C'est une force de vie d'avoir du plaisir dans ce qu'on fait. Le plaisir rayonne, donne vie.

Ce qui fait courir Benoît Poelvoorde ? Le plaisir tout simplement. L’enthousiasme, c’est quelque chose que je ne veux pas perdre. Je me fous de perdre mes cheveux ou mes dents, mais je n’imagine pas un seul instant perdre mon enthousiasme.

La Base 7 va avoir tendance à fuir, à éviter ou à contourner tous ces aspects de l’existence qui s’apparentent d’une manière ou d’une autre à la souffrance : contraintes, limitations, obligations, routine, ennui, culpabilité, victimisation,… Bref, tout ce qui évoque les ombres de la vie. Elle se trouve donc régulièrement prise en tension entre « prendre du plaisir » et « tolérer ces inévitables difficultés » de l’existence qu’elle cherche à naturellement à enjamber au pas de course.

Lorsque je me trouve devant une tâche difficile à réaliser et qui représente une charge, je me demande comment je vais faire pour quand même bien m'amuser tout en me moquant un peu des contraintes et en cherchant à les dépasser tout en sauvant le plaisir de la créativité.

J’ai tendance à minimiser mes déboires et mes souffrances. Je déteste les lamentations.

Je peux être exigeant avec moi-même, mais je ne me laisse pas enfermer dans la culpabilité. L’important, c’est d’avancer.

Sur son chemin d’évolution, la traversée des inévitables difficultés de l’existence peut cependant l’amener à accepter que l'hiver fait intégralement partie du cycle des saisons. Son besoin d'un vécu léger, joyeux, enthousiaste et positif peut alors commencer à s'accorder avec la perception de la gravité et de la profondeur de l'existence.

J'ai vécu des moments de grandes souffrances après mon divorce. Cela m'a pris 5 ans pour en sortir. Au début, je rationalisais mais c'était un mécanisme de défense. C'est comme si j'étais l'ombre de moi-même. J'ai commencé une thérapie où j'ai verbalisé ce que je vivais. J'ai fait tout un travail intérieur de respiration, de méditation et de recherche de sens. Petit à petit, j'ai pu prendre distance par rapport à la souffrance et accepter qu'elle fasse partie de la vie. Je me sens plus vivant et plus enraciné dans la réalité.

 

Base 8 : entre force et faiblesse

Pendant très très longtemps, je ne me suis pas remise en question. Je devais être forte et nier toute forme de faiblesse. Mon ex-époux a eu une maîtresse. C’est comme si j’avais reçu un canon sur la tête. Et pendant un an, quand je partais au boulot, je ne faisais que pleurer, pleurer, pleurer. C’est là qu’a commencé tout mon développement personnel …

La personne en Base 8 ne laisse pas transparaître aisément ses fragilités. Elle donne d’abord l’image de quelqu’un de fort, de solide, de puissant et d’aussi indestructible qu’un roc. Elle a appris très tôt à s’affirmer et à se battre pour prendre sa place.

Moi je vivais avec des gens qui étaient tout le temps dans l’émotionnel. Pour garder la distance au niveau affectif, j’ai dû me cuirasser et me blinder face à une grand-mère qui avait pris une place énorme dans la famille. Ressentir les émotions, c’est très dur. J’ai une peur terrible de vivre et de ressentir immédiatement mes émotions.

Quand il y a un problème qui surgit, moi je ne vois pas le problème, je vois immédiatement les solutions. Ça c’est une force inimaginable. Donc c’est très agréable parce que je ne connais ni l’angoisse ni l’inquiétude. Dans la vie, il y a très peu de choses qui me font peur. Je fais face aux événements et j’agis en conséquence.

Soyons fermes, purs et fidèles ; au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé. Charles de Gaulle

La Base 8 se positionne en termes de rapports de force quasi permanents. Elle cherche à prouver sa force aussi bien vis-à-vis d’elle-même que vis-à-vis des autres. Elle aime titiller et tester l’autre pour vérifier ce qu’il a dans le ventre.

Provoquer c’est quelque chose que je fais de manière complètement impulsive. Provoquer pour voir «qu’est-ce que tu vas me répondre ?». Je peux le faire de manière très détendue sous forme de jeu. Mais je peux le faire aussi de manière beaucoup plus dure avec des personnes avec qui je suis en conflit. L’autre alors ne saura pas me répondre : je l’emporte toujours …

L’univers de la Base 8 se répartit inconsciemment entre les « forts et les faibles ». D’un côté, il y a les « forts » qu’elle va combattre parce qu’injustes. Mais il y a aussi les « forts » qu’elle respecte, ceux qui lui tiennent tête, qui acceptent de se mesurer loyalement avec elle.

Quant au monde des « faibles », il comporte d’une part ceux qui n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes s’ils vont mal. La Base 8 a en effet du mal à comprendre que des personnes puissent se laisser victimiser et écraser sans réaction. Mais d’autre part, elle est prête à se battre sans retenue pour les personnes injustement victimes.

Quand quelqu’un est victime d’une injustice, mon sang ne fait qu’un tour et je fais tout pour le défendre.

Avant, je considérais qu’il y avait moi et les faibles que je méprisais. Maintenant, je suis plus tolérant. Je considère que nous cherchons tous à être aimé, qu’on cherche le bonheur et qu’on connaît tous les mêmes sentiments humains. J’ai appris à davantage accepter mes fragilités même si je ne les montre que sous contrôle.

 

Base 9 : entre s’oublier et s’affirmer

Dire non pour moi est difficile. Je devrais mieux affirmer ce que je crois être le point de vue que je veux défendre.

La personne en Base 9 est souvent perçue comme bienveillante, accueillante et conciliante. Elle a tendance à s’effacer modestement et à mettre l’autre ou le groupe en avant.

J’ai eu la chance de faire des films importants avec de grands metteurs en scène. J’en suis très consciente et j’en suis fière en sachant que ma fierté ne va pas au-delà car ce sont surtout de films de cinéastes dont on se souvient quand on pense à moi. Catherine Deneuve

Mon fils Enzo ? Lui, il est comme moi. Il est au-dessus de tout ça, de tout ce cirque. C’est quelqu’un de calme, de posé; il regarde plus qu’il ne parle. Il n’a pas la fierté démonstrative. Zinedine Zidane

C’est le triomphe de la notion « équipe de France » qui prévaut sur toute autre considération. Elle passe avant les joueurs eux-mêmes, au-dessus des combinaisons et des états d’âme. Une entité est née, dotée d’une âme propre, qui ne se résume pas à un agglomérat d’individualités, si brillantes soient-elles. Aimé Jacquet

C’est ainsi que la Base 9 a du mal à prendre parti et à se positionner d’emblée clairement. Car elle valorise avant tout l’harmonie et déteste créer des conflits. Elle prend spontanément la position médiatrice qui essaye d’arrondir les angles et de trouver des compromis qui satisfassent les différentes parties.

C’est très difficile de dire non. Si c’est quelque chose que je me sens prêt à faire ou que je sais que d’autres auraient moins le temps ou moins de facilités pour le faire, je vais avoir du mal à dire non.

L’autre jour on me demandait à quand remontait ma dernière colère. Elle remonte bien à un an et demi. Donc je ne mets à peu près jamais en colère contre quelqu’un. Je peux lui dire que je n’étais pas d’accord avec telle ou telle chose mais c’est toujours quand tout est apaisé.

A mes 45 ans, je prends conscience que j’ai passé une bonne partie de ma vie à éviter les conflits en ne prenant pas position. Je sens en moi l’aspiration à dire plus vite ce que je pense, à ne plus prendre uniquement la position du « gentil ». Le livre « Cessez d’être gentil, soyez vrai » m’a beaucoup aidé. J’ai découvert que je devais me faire davantage confiance.

Quand elle développe sa capacité à se positionner plus rapidement et affirmer ce qu’elle ressent, la Base 9 y gagne en estime d’elle-même et en énergie.

Généralement, il y a un décalage, soit de quelques moments, soit de quelques jours, parfois de plusieurs semaines ou de plusieurs mois, entre le moment de mon expérience et le moment de ma communication. Dans ces cas, je ressens quelque chose mais ce n’est que plus tard que j’en deviens conscient, que j’ose en parler, lorsque les choses se sont assez refroidies pour que je puisse me risquer à en parler avec un autre. C’est pourtant une expérience tellement satisfaisante de pouvoir communiquer ce qui se passe en moi au moment où cela se produit. En ces moments, je me sens authentique, spontané et vivant. Carl Rogers

 

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